dimecres, 25 de febrer del 2026

Le PQ reprend Chicoutimi avec Marie-Karlynn Laflamme (Le Devoir, 23.2.2026)

Les électeurs de la circonscription envoient un nouveau message de «changement», a soutenu Paul St-Pierre Plamondon.

Paul St-Pierre Plamondon et Marie-Karlynn Laflamme célèbrent leur victoire lors de l’élection partielle dans Chicoutimi, le lundi 23 février 2026.


Sept ans après la rupture, le Parti québécois (PQ) a regagné le cœur des électeurs de Chicoutimi. Ceux-ci ont choisi, lundi, la candidate péquiste Marie-Karlynn Laflamme pour les représenter à l’Assemblée nationale jusqu’au prochain scrutin, accordant à la formation souverainiste une quatrième victoire d’affilée dans une élection partielle.

Ancienne vice-rectrice intérimaire aux affaires administratives et aux ressources de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Mme Laflamme est ainsi devenue la septième députée du PQ. Environ sept mois avant l’élection générale, le choix des gens de Chicoutimi envoie un nouveau message de « changement », a soutenu son chef, Paul St-Pierre Plamondon, dans un discours livré peu après 21 h.

« [Le] message est tellement limpide : “il faut que ça bouge” », a-t-il lancé. « Il faut qu’on tourne la page sur ce gouvernement usé et très brouillon de la CAQ [Coalition avenir Québec]. »

De passage dans la circonscription pour dresser un bilan de l’élection partielle, jeudi, le chef du PQ avait émis le souhait de refaire du PQ « le parti du Saguenay ». Le parti politique indépendantiste a détenu la circonscription de Chicoutimi pendant environ 45 ans, de 1973 — avec l’élection de celui qui allait devenir ministre de la Justice, Marc-André Bédard — à 2018.

Depuis 2018, c’est la caquiste Andrée Laforest qui avait occupé ce siège. Elle l’a quitté en septembre afin de tenter sa chance à la mairie de Saguenay, sans succès.

Chicoutimi revient au PQ
« En 1973, Chicoutimi avait fait le choix audacieux d’élire l’un des premiers députés du Parti québécois et de prendre part à un cycle politique qui définirait notre avenir. Ce soir, 53 ans plus tard, huit ans de caquisme plus tard, après une longue campagne auprès des gens de Chicoutimi, voilà : notre circonscription revient dans la grande famille du Parti québécois », s’est réjouie Marie-Karlynn Laflamme lundi soir, devant des partisans de la formation politique.

Aux dernières élections générales, la ministre Andrée Laforest avait été réélue avec un taux d’appuis de 62,3 %, la plus importante majorité pour une candidate caquiste. Le PQ s’était classé au deuxième rang, mais avec 14 930 voix en moins.

Dans son discours, Paul St-Pierre Plamondon s’est félicité d’avoir opéré « un renversement complet de la situation ».
De gauche à droite: les députés du Parti québécois Joël Arseneau, Alex Boissonneault, Pascal Bérube, Catherine Gentilcore, Pascal Paradis et la porte-parole nationale Megan Perry Mélançon

Pour y parvenir, Marie-Karlynn Laflamme a battu la candidate conservatrice, Catherine Morissette, propriétaire d’un salon de coiffure et ancienne mairesse de Saint-David-de-Falardeau. À 21h35, celle-ci détenait 26,2 % des voix, contre 45,2 % pour la candidate du PQ. Le taux de participation s’élevait à 35 %.

« On a triplé le chiffre qu’on avait eu en 2022 », s’est réjouie la candidate du Parti conservateur du Québec (PCQ), sur les ondes de TVA Nouvelles, lundi soir. C’est signe, d’après elle, que « les idées conservatrices commencent à bien entrer dans la tête des gens ».

Pour le chef du PCQ, Éric Duhaime, cette deuxième position, ainsi que celle obtenue dans la dernière élection complémentaire, dans Arthabaska-l’Érable, solidifient la place de la formation politique en vue du scrutin du 5 octobre 2026. « Quand est-ce que vous avez vu ça, un parti qui n’a aucun député […] qui bat le gouvernement et l’opposition officielle à plate couture ? » a-t-il demandé.
La CAQ effacée de la carte

La Coalition avenir Québec (CAQ) subit d’ailleurs une dégringolade dans Chicoutimi.
Le candidat de la CAQ à cette élection partielle, Francis Tremblay, n’a pas pu répéter les exploits de sa prédécesseure. Il obtenait, au moment où ces lignes étaient écrites, 12 % des voix.

Il subit à peu près le même sort que le candidat caquiste au dernier scrutin complémentaire, celui d’Arthabaska-L’Érable, l’été dernier. Keven Brasseur s’était alors arrogé 7,2 % des votes, soit presque 45 points de pourcentage de moins que le candidat caquiste à l’élection générale, Eric Lefebvre.

Il reste environ sept mois avant les prochaines élections générales, mais le gouvernement de François Legault avait l’obligation, de par la loi, de déclencher cette élection partielle.

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