dimecres, 6 de maig del 2026

CLAUDE MORIN, MOR (1929-2026)

NOTA PRÈVIA (per J.S.).- La mort de Claude Morin ha commocionat el Quebec, una persona que entre els anys 70 i 80 del segle XX, va tenir un enorme protagonisme i que durant la redacció de la meva tesi doctoral, vaig tenir molt present. I no obstant això, la seva col·laboració com a informador de la Policia Muntada del Canadà (en francès, de la Gendarmeria Reial del Canadà, o GRC), va enfonsar el seu prestigi i la seva revellància totalment. Va ser una veritable operació d'infiltració dels serveis d'informació canadencs a l'interior del sobiranisme quebequès (i val a dir que no va ser l'única), fet que en comparació amb els intents dels serveis d'informació espanyols en el seus intents de penetrar l'independentisme català, els deixa com uns autèntics aprenents de bruixot, per no dir, unes criatures d'estar per casa, Claude Morin, va fer el possible per recuperar la seva biografia i el seu honor, en les darreres dècades de la seva vida, i no s'acabà de sortir-se'n, però tot i això, la seva petja en l'independentisme quebequès continua existint, malgrat que mai més recuperà el prestigi d'aquells anys.

A continuació, reprodueixo íntegrament, i en francès, naturalment, una article biogràfic publicat a Le Devoir que explica la seva vida política, els seus èxits i la seva caiguda en desgràcia. Resulta molt interessant i demostratiu de com els serveis d'intel·ligència dels estats moderns, en aquest cas el Canadà, s'infiltren en els moviments independentistes democràtics, en aquest cas el quebequès, i de les lliçons que podem deduir, en aquest cas, l'independentisme català, sobretot en una conjuntura com l'actual, en la qual tot sembla indicar que Aliança Catalana està a punt de fer saltar la banca, de l'independentisme català i dels acòlits processistes, que juguen les cartes de l'etapisme in saecula saecolorum, precisament la mateixa acusació que va rebre Morin des de les files de l'independentisme quebequès. Bona lectura.

NOTA PRÈVIA 2 (per J.S.): He emfatitzat amb negreta, algunes de les frases més rellevants de l'article.

Claude Morin (1929-2026)
Autor; David Noel
5 de maig 2026

Claude Morin, «le Sphinx», s’éteint

L’ancien ministre péquiste est l’une des figures marquantes de la Révolution tranquille.

L’ancien ministre péquiste Claude Morin est décédé mardi à Québec à l’âge de 96 ans. Jusqu’à son dernier souffle, l’éminence grise des cinq premiers ministres de la Révolution tranquille aura défendu sa réputation, entachée par sa collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Claude Morin est né en 1929 dans le village ouvrier de Montmorency, à proximité des chutes du même nom, dans la région de Québec. En dépit de la crise économique, ce fils de médecin passe une enfance heureuse au pied de la côte de Courville avec son ami Fernand Dumont, le futur sociologue.

Après des études en sciences sociales à Québec et à New York, Morin est embauché par l’Université Laval en 1956. Son plan de carrière est bouleversé quatre ans plus tard par la victoire des libéraux de Jean Lesage. Le jeune professeur devient rédacteur de discours pour le premier ministre. Il touche 200 $ par texte.

À l’aube de la Révolution tranquille, Morin emménage dans un bungalow typique de Sainte-Foy avec son épouse, Mary. Le passionné d’histoire y passe de longues heures à confectionner des maquettes de navires scandinaves du XVIIe siècle ou à assembler des casse-tête géants qu’il transforme en tableaux. Lecteur vorace, il tapisse de bibliothèques les murs de son sous-sol. S’il apprécie les romans policiers de Simenon, Morin préfère de loin la science-fiction et les biographies.

Mandarin
En 1963, Claude Morin cède aux pressions de Jean Lesage en acceptant le poste de sous-ministre des Affaires intergouvernementales du Québec. Le trentenaire s’installe dans l’édifice B de la colline Parlementaire, à une soixantaine de mètres seulement du bureau du premier ministre libéral. Il conservera son poste sous les gouvernements unionistes de Daniel Johnson père et de Jean-Jacques Bertrand, avant de repasser sous les libéraux de Robert Bourassa en 1970.

Le haut fonctionnaire est au cœur d’un cycle de conférences constitutionnelles qui se termine abruptement en juin 1971 avec le rejet de la Charte de Victoria par Bourassa. Morin quitte son poste de sous-ministre en octobre de la même année, après avoir refusé à deux reprises de se présenter sous la bannière libérale dans la circonscription de Chauveau.

En 1972, l’ancien mandarin, de retour à l’enseignement, prend sa carte de membre du Parti québécois (PQ). Son reçu de 3 $ est signé par nul autre que René Lévesque pour marquer le coup devant la presse parlementaire. En dépit de sa notoriété, la recrue vedette du PQ est défaite dans la circonscription de Louis-Hébert aux élections de 1973, qui reportent les libéraux au pouvoir avec une majorité écrasante.

Marqué par ce revers, Morin réfléchit au mode d’accession à l’indépendance lors d’un séjour sur l’île d’Orléans, dans la maison de son beau-frère Félix Leclerc. De retour sur la terre ferme, il prône désormais la tenue d’un référendum, l’élection d’une majorité d’élus souverainistes n’ayant pas la légitimité pour faire sécession, selon lui. Le concept, qui sera connu sous le nom d’« étapisme », remporte les deux tiers des voix au cinquième congrès du parti de novembre 1974. Il rendra possible la prise du pouvoir par le PQ deux ans plus tard.

French Minuet
À l’été de 1974, le professeur Morin reçoit un appel inattendu de l’agent de la GRC Léo Fontaine. Le vétéran des services de sécurité veut établir un canal de communication avec lui pour discuter des risques d’infiltration du PQ par les services secrets français, qui seraient eux-mêmes infiltrés par les Soviétiques ! Fontaine s’engage à ne pas poser de questions sur la gestion interne de la formation souverainiste.

Après avoir hésité un moment, Morin accepte l’offre de la GRC au début de 1975 afin, dit-il, de prévenir les « coups fourrés » du fédéral à l’endroit du PQ. Il compte également grappiller des informations à son contrôleur en usant des tactiques apprises dans les films d’espions.

Les rendez-vous donnés par l’agent Fontaine se déroulent le plus souvent dans des chambres d’hôtel de Québec, comme le Hilton, l’Auberge des gouverneurs ou le Concorde de la Grande-Allée, reconnaissable à son restaurant pivotant. Les entretiens, qui s’étirent parfois sur plus de deux heures, vont bien au-delà des questions d’infiltration étrangère.


Morin reçoit un « dédommagement » de 500 $ à 1000 $ par rencontre. « J’y ai pensé, à ne pas être rémunéré, dira-t-il un demi-siècle plus tard, mais je trouvais que, dans la logique, c’était mieux pour la plausibilité du supposé rôle que je jouais que je le fasse ». Par acquit de conscience, il remet l’ensemble des sommes au PQ et aux bonnes œuvres de sa paroisse.

Les liasses de 20 $ finissent toutefois par s’accumuler dans le petit coffre-fort installé au sous-sol de son bungalow. Au terme de sa collaboration avec la GRC, Morin aura reçu près de 20 000 $, soit l’équivalent de 92 000 $ en dollars d’aujourd’hui. Contrairement à ce qu’il avait d’abord décidé de faire, il « emprunte » une partie de cette somme à la fin de 1975 pour acheter une Renault 5 d’occasion.

Le statut de Claude Morin change radicalement après la victoire électorale du PQ de novembre 1976. Sans surprise, le spécialiste des questions constitutionnelles est nommé ministre des Affaires intergouvernementales par René Lévesque. Le nom de code qui lui est accolé par la GRC passe alors de « Q1 » à « French Minuet ».

Les rencontres avec la police fédérale se poursuivent sur une base mensuelle jusqu’à l’automne 1978, lorsque le remplaçant de l’agent Fontaine, Jean-Louis Gagnon, y met un terme par un simple appel téléphonique. « Pour Ottawa, c’était trop dangereux », dira Morin.

Longs couteaux
Le ministre péquiste des Affaires intergouvernementales est une figure populaire auprès de la presse parlementaire, qui lui donne son surnom de « Sphinx » en raison de ses formulations énigmatiques.

Chargé de la stratégie référendaire, Morin participe avec d’autres à la rédaction de la question qui sera posée aux Québécois le 20 mai 1980. Il devra toutefois attendre sa lecture au salon Bleu par le premier ministre pour découvrir la version définitive du texte, entrecoupé de points-virgules. Le Non l’emporte aisément, avec 59 % des voix.

Reporté au pouvoir en 1981, le gouvernement Lévesque est plongé dans la tourmente du rapatriement de la Constitution orchestré par le fédéral. Claude Morin est aux premières loges du naufrage du front commun des provinces au lendemain de la nuit des longs couteaux du 4 novembre 1981.

Claude Morin amb René Lévesque, el 1974

Ébranlé par le « coup de force » du fédéral, Morin commet une imprudence en révélant à Loraine Lagacé, la directrice du bureau du Québec à Ottawa, sa collaboration passée avec la GRC. Cette dernière s’empresse de prévenir le premier ministre René Lévesque, dont le teint tourne au gris cendré. Plusieurs y ont vu les signes d’un infarctus.

Morin remet sa démission en prétextant l’échec des négociations constitutionnelles. Il faudra attendre près de dix ans avant que les véritables causes de son départ ne soient révélées au grand public. L’ancien ministre consacre le reste de la décennie à l’écriture d’essais d’histoire politique. Il publie d’abord L’art de l’impossible (1987) et Lendemains piégés (1988), puis Mes premiers ministres (1991), son plus grand succès de librairie. Les ventes vont toutefois s’effondrer brusquement l’année suivante…

Bombe
La réputation de Claude Morin est à son sommet en 1992 lorsque le journaliste Normand Lester de Radio-Canada révèle son passé d’informateur rémunéré pour la GRC. La nouvelle suscite la stupeur, certains souverainistes allant jusqu’à prétendre que l’ancien bras droit de Lévesque aurait été manipulé par la GRC pour ralentir la marche vers l’indépendance, que ce soit par l’étapisme ou par la rédaction d’une question référendaire alambiquée.

Morin multiplie les entrevues pour justifier sa conduite. « Je fais ce que je peux pour me défendre, seul », dit-il les yeux rougis à Radio-Canada. « Ce que j’ai fait là, ce sera peut-être dans l’avenir considéré comme quelque chose qui était à la fois original et nécessaire dans les circonstances. »


Le Sphinx déchu reprend la plume pour tenter de laver sa réputation dans Les choses comme elles étaient (1994), L’affaire Morin (2006) et Je le dis comme je le pense (2014), où il révèle également sa « certitude de l’existence de Dieu ». Il refusera jusqu’à la toute fin de reconnaître qu’il s’est trompé en collaborant avec la GRC.

« Je me sens en parfait calme et [en] paix avec moi-même, avait déclaré l’ancien ministre dans le documentaire Claude Morin. Un jeu dangereux (2023), parce que j’ai écrit ce que j’avais à écrire, j’ai tout dit ce que j’avais à dire, et puis il n’y a personne qui a démontré ma mauvaise foi. »

La classe politique réagit
En fin de journée mardi, plusieurs politiciens ont réagi au décès de l’ancien ministre péquiste et ont adressé leurs condoléances à ses proches.

Pour Paul St-Pierre Plamondon, Claude Morin a laissé « une marque indélébile sur la société québécoise ». « Il serait inutile de cacher que des zones d’ombre demeurent quant à l’héritage de Claude Morin au sein du Parti québécois. Mais je tiens à saluer celui qui a accompagné René Lévesque dans son quotidien durant de nombreuses années », a écrit le chef du Parti québécois sur X.

Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a souligné « un personnage marquant d’une grande époque de notre histoire politique ».

« Membre du gouvernement de René Lévesque, il a été un homme de tête, une éminence grise derrière de grandes réformes qui ont bâti la société dans laquelle nous avons la chance de nous épanouir », a déclaré la première ministre, Christine Fréchette, dans une publication sur X.

dissabte, 2 de maig del 2026

SÍLVIA ORRIOLS A RÀDIO 4, MOOOLT GRAN

 https://rneaudio.rtve.es/a/17050746

Moolt gran! N'ha dit moltes, però potser la frase més genial és quan acusa de blanquejar el PSOE, quan es denuncia el perill de l'entesa entre el PP i VOX. En d'altres paraules: PSOE, PP I VOX són iguals d'espanyols i, en conseqüència, anti-catalans o catalanòfobs.

Una altra frase genial ha estat que cal alliberar la Franja de Ponent de l'Aragó. Brutal... I així, moltes.



dijous, 30 d’abril del 2026

ARRIBADA DE MACRON A ANDORRA, CONCRETAMENT AL PAS DE LA CASA

 

TORNEM AL 10% D'ATUR, FÀSTIC D'ESPANYA!

Les darreres dades de l'atur fetes públiques recentment, ens confirmen que Catalunya ha tornat al 10% d'atur. És a dir, ha assolit el terrible  double digit que diferencia la civilització de la barbàrie. I aquest drama es dona en ple govern del presidentet del 155 i dels seus acòlits processistes que li donen suport. A ell i al seu amo, en Sànchez, a Madrid.

Durant molts mesos, Catalunya havia registrat entre el 8 i el 9% d'atur, mentre que Espanya estava entre l'11 i el 12%, Però ara, aquesta diferència s'ha escurçat, i, a Catalunya, s'ha assolit el ja esmentat 10%. Una tragèdia. I encara pujarà més amb la regularització de centenars de milers de població tercermundista que s'instal·larà a casa nostra en els propers mesos.

De tot plegat, cal concloure que hem de Salvar Catalunya el més aviat possible. Salvar-la, naturalment, d'Espanya, i fer-ho de la mà d'Aliança Catalana i de Sílvia Orriols, per descomptat. Espanya ens vol destruir i assimilar i nosaltres hem de fer-hi front. Ni un pas enrere, sempre Endavant!

SÍLVIA ORRIOLS I MORI EL DRAC!

 

Un discurs brutal, emotiu, engrescador i que deixa processistes i espanyolistes a l'alçada del betum. Proposo la creació, si no existeix encara, de l'Orde Militar de Sant Jordi (o pels no catòlics, de Caçadors de Dracs) format pels que jurin lleialtat militar a la República Catalana.

diumenge, 19 d’abril del 2026

UNA DONA, NOVA PRIMERA MINISTRE DEL QUEBEC..... A VEURE SI CATALUNYA SEGUEIX L'EXEMPLE MÉS D'HORA QUE TARD!

 

CHRISTINE FRÉCHETTE, nova Primera Ministra del Quebec


SÍLVIA ORRIOLS, futura immediata Primera Ministra de Catalunya!

How a Fight With Trump Threw Spain’s Leader a Political Lifeline

To leftists abroad, Prime Minister Pedro Sánchez of Spain is a hero for standing up to President Trump. At home, Mr. Trump is seen as Mr. Sánchez’s political savior from thorny domestic challenges.

For many on the global left, Pedro Sánchez, the prime minister of Spain, has emerged as a progressive superhero. He has not only championed liberal positions on immigration, renewable energy and civil rights, but he has also stood up to President Trump over tariffs, the abduction of Venezuela’s leader and now, most prominently of all, the war in Iran.

But as liberal leaders gather to venerate Mr. Sánchez at a global progressive summit in Barcelona, they are inhabiting an alternate Spanish universe where Mr. Trump is widely seen as coming to Mr. Sánchez’s rescue by engaging him in international quarrels that distract from the Spanish leader’s domestic problems.

Far from a political threat, Mr. Trump is seen here as a life preserver in a sea of Spanish scandals and setbacks aiding the political survival of Europe’s most accomplished escape artist.

Mr. Sánchez, Spain’s Socialist prime minister since 2018, is better known at home for his willingness to say and do anything to stay in power. His liberal backers applaud him for his deftness in wielding a political dagger — a skill that, they say, is in short global supply and is necessary to defy the rise of the right.

He needs to be a great prime minister in this vital time,” said Carmen Calvo, Mr. Sánchez’s former deputy prime minister. With a general election due by next year, his aides said in interviews, he will go to any legitimate length to stay in power and prevent the country falling to the far right, 50 years after the end of the dictatorship of Francisco Franco. When it came to doing what was necessary to survive, Ms. Calvo called him “a very flexible leader.

But for some, Mr. Sánchez has been too flexible.

He has gone back on his promise never to strike amnesty deals with separatist parties in order to secure a parliamentary majority. He has governed without a budget for three years despite once saying an inability to pass a budget should trigger elections. And most dangerously, his critics say, he has strategically picked fights with Spain’s surging far right — a move that helped to motivate exasperated liberals into voting for him again, but also bestowed the far right with a legitimacy that they previously did not have.

But the criticism that has perhaps most dogged Mr. Sánchez is his association with disgraced former Socialist party officials whom his enemies have termed the “Peugeot Gang.

In October 2016, as Mr. Sánchez embarked on a primary campaign that began his remarkable ascent to the top of the Spanish government, he set out in his black Peugeot with three political allies. He cheerily promised in a social media post to “take my car to once again to travel to all corners of Spain and listen.”

The road trip became central to Mr. Sánchez’s political mythology.

Yet a decade later, with his travel buddies all facing corruption accusations and constant attacks from conservatives, the trip seems to have left him carsick.

One of the accused is José Luis Ábalos, a former infrastructure minister and top party official, who is currently jailed and on trial for receiving bribes, among other accusations that he denies. When officials raided his home, they said they found an external hard drive, containing possible evidence, hidden in the pants of a woman who had worked as a pornographic actress and who Mr. Ábalos had asked to walk his dog, according to a police report reviewed by The New York Times.

Mr. Ábalos’s right-hand man, Koldo García, a former bouncer and driver turned government fixer, is accused of accepting envelopes filled with bribes for the minister, and is also in jail. He also denies the charges.

Rounding out the Peugeot group is Santos Cerdán, who replaced Mr. Ábalos in 2021 as the party’s second in command and was the chief negotiator for Mr. Sánchez in cutting a deal with Catalan separatists that allowed him to form a government. Mr. Cerdán is under investigation by prosecutors on allegations of accepting kickbacks from a construction company — an accusation that he denies.

None of the accusations have personally implicated Mr. Sánchez, who came to power as an anticorruption crusader, though he has taken some responsibility for trusting his old associates.

I apologize,” Mr. Sánchez said, during a somber news conference last June.

But that did not end Mr. Sánchez’s woes.

In December, the re-emergence of sexual harassment accusations against a top party official, which the official denied, threatened to alienate female voters pivotal for Mr. Sánchez’s chances of re-election. Then this past week, a judge requested formal charges against Mr. Sánchez’s wife, Begoña Gómez, in a long-running influence-peddling case.

His wife denies the charges, and Mr. Sánchez has denounced them as the product of a mudslinging operation, in which accusations from his right-wing opponents prompt investigations by sympathetic conservative judges, which are then amplified in conservative media. Mr. Sánchez once contemplated quitting in response to the accusations against his wife, lamenting in public that she was being targeted simply because she was his spouse. (“I am a man,” he said, “deeply in love.”).

The scandals all came amid an avalanche of other bad news, including a national electricity blackout, an erosion of Mr. Sanchez’s parliamentary majority, a housing crisis and deadly floods in Valencia, where angry mudslinging locals forced him to flee during his visit there.

Despite having the fastest-growing economy in the European Union, Spain has become increasingly polarized, with much of the animus centered on Mr. Sánchez. “Sánchez is a son of a bitch” is a common, and unprompted, chant at movie theaters, soccer stadiums and nightclubs populated by right-wing youth.

In February, supporters of the famously dashing prime minister noted that he looked terrible — his face gaunt, his eyes sunken. “Eat a little something,” shouted an older woman he met while shaking hands in the southern city of Jaén. “You’re too skinny,” she added.

To escape political trouble in the past, Mr. Sánchez often turned to a scare tactic. For years, analysts say, he essentially picked fights with the rising right-wing nationalist party Vox — which opposes L.G.B.T.Q. rights, is hostile to Islam and wants to repatriate immigrants — on culturally explosive issues. By doing so, Mr. Sánchez sought to shake dormant left-wing supporters out of their slumber, but also to weaken the mainstream conservative Popular Party by diverting its harder-line members to Vox.

The tactics worked in 2023, when Mr. Sánchez, all but counted out, managed to keep power after national elections. But since then, and especially when the scandals broke, liberal voters have seemed less motivated, and more exasperated by Mr. Sánchez. Some former allies worried that in the long term, his push for survival would increase the chances of Spain one day turning to the far right.

But then, Mr. Trump appeared, extending insults like a lifeline. As the two engaged in a tit for tat over tariffs, NATOPalestine, Greenland and Venezuela, Mr. Sánchez appeared to gain strength from each interaction, which helped to distract from his domestic crises. Mr. Sánchez’s advisers shrugged off Mr. Trump’s threats of punitive tariffs against Spain because the country, as a member of the European Union’s trading bloc, is difficult to single out. For Mr. Sánchez, the threats from Mr. Trump were all upside.

Then the war in Iran gave Mr. Sánchez an even greater platform upon which to stand up to Mr. Trump. He was, among Europe’s leaders, one of the first and most strident critics of Mr. Trump’s attacks on Iran. He accused the U.S. president of breaking with international law. He denied American bombers the right to use Spanish air bases to attack Iran. He did not think much of America’s declaration of a truce. “The Government of Spain,” he said, “will not applaud those who set the world on fire just because they show up with a bucket.”

Now, Mr. Sanchez’s poll numbers are up, and he appears to be reveling in the moment.

On the day of recent anti-Trump protests worldwide, he posted a video of himself, looking haler and biking in a Make Science Great Again cap.

He appears to be turning to new allies. President Xi Jinping of China said that China and Spain were on “the right side of history” when Mr. Sánchez visited Beijing this past week.

And when Pope Leo XIV recently got into it with Mr. Trump, Spain’s prime minister made sure he stayed in the fray, offering backup to the pontiff with a biblical reference that, some believed, could apply to Mr. Sánchez as well.

For they have sown the wind,” he wrote, “and they shall reap the whirlwind.”

Carlos Barragán and José Bautista contributed reporting.




divendres, 17 d’abril del 2026

El fricandó, un clàssic català amb arrels medievals i literàries

 Aquest plat de vedella es troba documentat a Catalunya, on és ben popular, igual que a Mallorca, des del segle XVIII



16/04/2026 07:00


Aquest plat de vedella, el fricandó, es troba documentat a Catalunya, on és ben popular, igual que a Mallorca, des del segle XVIII. És doncs, un dels plats clàssics. Un altre clàssic, Salvador Espriu, el cita més d’un cop en la seva obra. Així, a “Ronda de mort a Sinera” -una obra que, quan estudiava, em va produir una gran emoció- diu:

“Si la reina ens en dóna (…), tant de bo que ens l’acompanyi amb un saborós suquet de moixernons, com ho solien condimentar a Sinera, per a Salom, de petit, la sneyora Maria Castelló i les dues germanes Draper, i li surti tal com elles ho aconseguien: la cosa més bona del món”.

Vaig tenir l’ocasió de conèixer el poeta quan estava, d’estudiant, en una residència barcelonina, i em va causar un fort imapcte. De fet, ja l’admirava de feia temps, i fins i tot, havia guanyat un concurs de poesia a base de plagis fets a la seva manera… En contra de la imatge d’austeritat de peixopalo que si li atorga, parla, en la seva obra, d’una forma molt sensual del menjar.

El nom de “fricandó” es diu que podria procedir del francès “fricandeau”. No obstant, el mot francès més aviat procedeix de l’occità de frica, derivat del llatí frigere, fregir. De la mateixa família deuen ser els fricassés, nom tan occità com nord-caalà. Però cal dir que el fricandó en aquests països és un plat ben diferent. A Occitània és una preparació de xarcuteria a base de pilotes de carn de porc amb mantellina, una preparació veïna de les Pilotes amb mantellina de la Garrotxa o dels Figatells valencians. El clàssic fricandeau és una peça de carn sencera, entatxonada amb cansalada i se sol servir calent, amb una base d’espinacs o d’agrella, o fred. Malgrat la precarietat del nostre bestiar vacú- “una cuina sense bou”, diria Josep Pla-, sempre ha tingut fama la vedella del Pirineu (i ara del Berguedà), la vedella de Girona i fins i tot el bou o vedella de l’Horta de València. Hi ha diverses peces per guisar; segons el gust de Josep Pla, però, “la mitjana és més apropiada per guisar, i concretament, per fer fricandó”.

De fet el seu origen és medieval, i apareix una recepta molt similar al Llibre de Sent Soví del s. XIV, la “Vedella amb sosenga” (un sofregit de ceba). Justament, el Fricandó més clàssic es fa a base de ceba, i no sol tenir tomàquet, tot i que alguns cuiners i cuineres n’hi posen.

Els ingredients són en bistecs (mitjana, tapa plana, cap de mort, crostó, cuixa o palpís, etc.), 3 o 4 cullerades de farina,1 ceba grossa (de Figueres),1 copa de vi blanc,2 o 3 grans d’all (opcional), i un grapat de cama-secs, oli, sal, aigua. La salsa ha de quedar força concentrada i espessa. Hi ajuda la presència de la farina i, en alguns casos, d’una picada.

La salsa del fricandó no és un sofregit corrent i, per tant, o bé cal posar-hi molt poc tomàquet (millor concentrat o en puré, per donar-hi gust) o se’n pot prescindir, cosa preferible, com hem dit abans. Es pot aromatitzar amb pebre, canyella, clavell i alguna herba al gust (llorer, farigola, marduix, orenga). També hi va bé una mica de vi ranci, vi dolç.. Els cuiners hi solen afegir pastanaga i solen passar la salsa pel xinès o colar-la.

Una nota important: al mercat se solen confondre els veritables moixernons -dits també moixerons o bolets de Sant Jordi i, al País Basc, “perretxikos” (Calocybe gambosa), molt aromàtics, i dels qual en cal molt poca quantitat- amb els camasecs, carreretes, carreroles, cremalloles, carmanyoles, corrioles, renglerets, moixernons de prat, moixernons de tardor o “falsos moixernons” (Marasmius oreades). Els primers, més grossos, són exclusius del Pirineu; mentre que els segons es troben tant a la muntanya com, fins i tot, en prats arran de mar incloent Sinera (Arenys de Mar), el poble d’adopció de Salvador Espriu-. En ambdós casos, són bolets que s’assequen molt bé; abans de fer-los servir cal remullar-los tota la nit o un parell d’hores (o una mitja hora, si es tracta de camasec).

En la cuina dels Països Catalans tenim altres plats notables a base de vedella, com el tall rodó al forn, la vedella amb bolets, amb rovellons, amb múrgoles, els estofats, la vedella amb pèsols, amb salsafins o salsafis, les carns metxades de Morella, la falda farcida i, ja en el terreny del poderós bou, el Bou a l’adoba de la Cerdanya. També hi ha els notables Feixets menorquins o les Perdius de capellà de Mallorca, bistecs farcits que recorden plats similars d’altres cuines, com les Saltimboca allà romana, farcides de pernil i sàlvia. D’Itàlia també cal recordar el magnífic Vitello tonnato del Piemont, que es menja fred. I en la cuina provençal destaca la “blanqueta”. Ja cap al Nord hi dominen els plats de bou, com el Boeuf à la mode, el Boeuf bourguignon, etc.

Fricandó del restaurant Ca l’Ignasi 
Ingredients
1 kg, aproximadament, de vedella en bistecs (espatlla, mitjana, tapa plana, cap de mort, crostó, cuixa o palpís, etc.)

3 o 4 cullerades de farina

1 ceba grossa (de Figueres)

1 copa de vi blanc

2 o 3 grans d’all (opcional)

50 g de cama-secs

Oli, sal, aigua

Elaboració
Enfarineu els bistecs, tallats fins, com escalopes, saleu-los i fregiu-los. Guardeu-los, i en una cassola, poseu-hi oli (de fregir la carn, colat) i la ceba ratllada (això és important) i l’ all ben trinxat, els més finament possible; sofregiu-ho bé, a foc baix, i afegiu-hi una bona cullerada de farina, deixant-la coure bé; quan hagi agafat color, hi tireu una copeta de vi blanc.

Mulleu-ho amb una mica d’aigua o brou, tireu-hi els bistecs i els bolets, prèviament remullats (almenys una mitja hora) i deixeu-ho fent la xup-xup, provant-ho de sal. Hi ha d’estar una mitja hora; la salsa ha de quedar força concentrada i espessa. L’endemà, o al cap d’unes hores, encara és més bo.

Notes
La salsa del fricandó no és un sofregit corrent i, per tant, o bé cal posar-hi molt poc tomàquet (millor concentrat o en puré, per donar-hi gust) o se’n pot prescindir, cosa preferible, tot i que alguns cuiners o cuineres en fan servir.

Es pot aromatitzar amb pebre, clavell i alguna herba al gust (llorer, farigola, marduix, orenga).

També hi va bé una mica de vi ranci, vi dolç i fins i tot una picada.

Els cuiners hi solen afegir pastanaga i solen passar la salsa pel xinès o colar-la.

Hi va variants consistents a rostir en una cassola primerament la peça de vedella sencera (tapa plana), millor lligada. Es pot enfarinar una mica, se sofregeix i es guisa i després es talla a rodelles i se serveix amb la salsa, feta amb els ingredients afegits a la cassola (1 ceba o cebetes, 2 o 3 tomàquets petits, clavell, canyella).

Un plat similar és la Vedella amb rovellons o amb bolets.

dimecres, 15 d’abril del 2026

HÒSTIA PUTA, QUIN GRANDÍSSIM RIDÍCUL DE JUNTS, QUIN FRACÀS MÉS ESPECTACULAR!!!!!

 

El Congrés tomba la llei de Junts per prohibir el burca i cedir competències en seguretat a Catalunya

El PSOE proposa una comissió d’estudi sobre el vel integral mentre PP i Vox descarten cedir més competències a la Generalitat


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19 ABRIL: INAUGURACIÓ LOCAL D'ALIANÇA CATALANA A VILANOVA I LA GELTRÚ, AMB LA PRESÈNCIA DE SÍLVIA ORRIOLS!

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diumenge, 12 d’abril del 2026

In memoriam Blanca Serra i Puig (1943-2026), per Agustí Barrera i Puigví


Numquam destiterit

animo bellare cum Romanis.

( Corneli Nepos, Hannibal ( 1,3)

No s’aturarà mai de combatre

en el fons del seu cor,

contra els romans.



Al principi 
No vaig tenir molt de tracte personal amb ella, però durant quaranta anys vam militar a les mateixes organitzacions independentistes, primer al FNC, després del 1968 al PSAN, i més tard al PSANp del (1974- 1979). La Blanca Serra era Llicenciada en Filologia Clàssica per la Universitat de Barcelona (UB), formà part del nucli universitari del FNC que recollí les experiències teòriques i pràctiques de les lluites anticolonials, la Revolució Xinesa el 1949, la Cubana el 1959, l’Algeriana el 1963, i la guerra del Vietnam deu anys més tard, interpretats aquests moviments en clau marxista, una lectura de la història que permetia extreure’n ensenyaments aplicables a la nostra realitat.



Jo des de la meva posició de soldat disciplinat, sempre he vist a la Blanca com a una dirigent política lliurada en cos i ànima a la lluita política, tot i que era una persona afable i dialogant, intentant sempre acostar posicions. L’estiu del 1976 es celebrà per primera vegada una extensió de la UCE a l’interior a Vic, allí vaig llegir un article a la revista “Zutik”, on parlava de la importància dels sindicats nacionals se’n va encendre la bombeta, el moviment independentista no tenia cap sindicat nacional com tenien bascos, gallecs, bretons, i corsos, era una mancança que no ens podíem permetre políticament. A l’endemà vaig convocar una assemblea per exposar el problema i aportar solucions, l’acte tingué més èxit del que en principi jo suposava, em vaig trobar desbordat, vaig trucar a la Blanca demanant ajut ella vingué i varem fer una presentació més endreçada, fou l’embrió dels Col·lectius d’Obrers en Lluita (COLL).



El mateix any 1976, els dies 9,10, i 11 d’octubre es celebraren les Jornades de debat sobre els Països Catalans, dins el marc del Congrés de Cultura Catalana, la Blanca Serra va presentar una ponència cosignada amb la Carme Travesset, jo una altre sense signar en nom dels COLL, sobre el sindicalisme nacional i de classe.

Tinc un record nítid de la Blanca Serra quan va venir amb la seva germana Eva, un dia fred i plujós del 4 de febrer del 1996 a Arenys de Mar de l’enterrament de Fèlix Cucurull i Tey (1919-1996), van ésser les dues úniques persones foranes que vingueren al soterrament de l’il·lustre patriota, historiador i, novel·lista.

La causa obrera és la causa d’Irlanda i,
la causa d’Irlanda és la causa obrera.
James Connolly (1868-1916)

La Blanca Serra és un model de coherència entre els seus plantejaments teòrics, i la seva trajectòria militant.

  • Exili a la Catalunya Nord el 1975, on treballa en el Congrés de Cultura Catalana.
  • Detenció el 1976, per suposades converses amb militants d’ETA pm.
  • Empresonament el 1980 per contactes amb Terra Lliure (TL).
  • Detenció el 1982 per apologia de la rebel·lió.
És tota una línia d’anar-hi, anar-hi, com deia el bergadà Antoní Massaguer(1947-2000) constància en la lluita. El 2012 és membre del secretariat de l’ANC, sempre al servei de l’alliberament nacional i de classe. Per sort ha pogut veure editat el llibre que ha redactat junt amb el seu amic i col·laborador en Carles Benítez, La revolució pendent, que és la història del PSANp publicat per edicions del 1979.


Només desitjar-li com diu el poeta que: bon viatge al guerrer que al seu poble fou fidel. 

Record i homenatge. 

Adéu amb el puny clos.

Agustí Barrera. abril del 2026

(NOTA: Fotos triades per J. Sort)

dissabte, 11 d’abril del 2026

“La discriminació lingüística institucional a Aragó requeriria un bon equip jurídic”

 


14 de febrer de 2026


Pep Espluga Trenc (Alcampell, la Llitera, 1964) és professor del Departament de Sociologia de la UAB i autor de ‘Com embolicar la Franja amb la fulla de pi’ (Iniciativa Cultural de la Franja, 2008) i d’altres recerques sobre conducta lingüística a la Franja de Ponent
.
Pep Espluga Trenc. Lo Pregó de la Franja

A ‘Planeta Franja. El trencaclosques del català a l’Aragó’ (Pagès editors, 2005) apuntes que el món és al revés a la Franja de Ponent.

La reivindicació del català a l’Aragó hauria de ser assumida per totes les institucions i moviments socials. Una societat democràtica exigeix no discriminar ningú per motiu dels seus trets culturals, reconèixer el dret de les persones a ser com són. Vivim molt lluny d’aquella normalitat ideal i, a Aragó, allò que predomina són els esforços per negar-la.

Per què el català a cassapenes ha fet avenços legals?
Les institucions polítiques aragoneses (Govern d’Aragó, Parlament, diputacions, ajuntaments, etc.) sempre han procurat evitar donar suports clars al català. Caldria fer més fluides les relacions amb totes les entitats de l’àmbit de la llengua aragonesa, així com amb altres col·lectius i moviments socials aragonesos. Això ajudaria a intentar guanyar la batalla mediàtica i de l’opinió pública.

Quines són les forces actives de la Franja en favor a la dignificació de la llengua?
La defensa i promoció de la llengua i cultura catalanes descansa en uns pocs moviments socials formats per parlants sensibilitzats, una part dels quals sovent viu a fora del territori.

I entre els partits polítics?
PAR, PP, Vox i altres tendeixen a negar la pròpia existència de la llengua i cultura catalanes a l’Aragó, en fan bandera i sempre que poden no perden ocasió de mostrar-hi el seu menyspreu.

El català de la Franja només troba suports explícits i conseqüents en alguns grups minoritaris enclavats en certs partits d’esquerres (tradicionalment Chunta, IU, Podemos i poca cosa més), que acostumen a obtenir una representació parlamentària molt reduïda i, per tant, escassa capacitat per a prendre decisions. Aquests són els aliats clars, si bé no sempre entusiastes.

Caldria fer un esforç per a reduir les ambigüitats del PSOE. Aquest seria un element clau.
Aragó reconeix que hi ha “llengües pròpies”. No diu quines són ni en proclama la cooficialitat

Quines han estat les ambigüitats del PSOE aragonès?
El PSOE tradicionalment ha escenificat una certa defensa del català a l’Aragó, si bé no sempre de manera prou convençuda ni conseqüent. Però cal reconèixer que ha estat durant els seus mandats quan s’han produït els minsos avanços pel reconeixement dels drets dels catalanoparlants. Cosa que no deixa de ser sorprenent, ja que en el context mediàtic i polític aragonès qualsevol decisió per a promoure el català és com sacsejar un vesper. En les seues èpoques de govern, el PSOE ha permès prendre algunes decisions per afavorir-lo, però amb molta precaució, temorosos de la ira de l’opinió pública (millor “publicada”) i sovent a contracor de bona part dels líders i de les bases del partit.

La Carta Magna espanyola de 1978 obliga a reconèixer la cooficialitat del català a la Franja?
La Constitució espanyola estableix que les llengües pròpies que es parlen a Espanya, diferents del castellà, han de ser oficials en les respectives comunitats autònomes. I que així ho han de recollir els seus estatuts d’autonomia. El nostre estatut d’autonomia reconeix que a Aragó hi ha diverses “llengües pròpies”, però no esmenta quines són ni en proclama la cooficialitat. Se’n podria concloure que tenim un Estatut anticonstitucional.

Per què ens quedem de braços plegats davant d’una negligència, d’una deixadesa de funcions, d’un desemparament en política lingüística institucional?
Afrontar la discriminació lingüística institucional que es produeix a Aragó requeriria un bon equip jurídic. D’uns quants advocats ben finançats i, sobretot, amb un ampli suport dels partits polítics afins i dels moviments socials aragonesos que poden simpatitzar amb la defensa dels drets civils. No s’entén per què encara no s’ha dut a terme una acció legal ambiciosa i de llarg recorregut. Suposo que perquè en el fons a ningú li importa massa la qüestió lingüística.

I els drets lingüístics dels catalanoparlants de la Franja?
Els drets lingüístics no existeixen de manera formal i el maltractament és la situació normal. Les institucions, que són les que tenen el deure de respectar els drets de les persones i donar exemple, rarament ho fan.

Com afrontar aquesta vulnerabilitat de caire lingüístic?
A títol individual podem plantejar el debat i intentar guanyar-lo. Aquest tipus de conflictes es mouen més per factors emocionals (irracionals) que per arguments lògics (racionals). L’únic que podem fer és argumentar bé la nostra postura i preparar-nos a perdre. I després cercar consol en les associacions de defensa del català, que mos recorden que no estem sols.

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