dimecres, 26 de febrer de 2020

Carles Puigdemont : "Ce meeting à Perpignan est un risque et un défi"

Carles Puigdemont sera samedi à Perpignan.

À quelques jours du grand meeting dont il est le protagoniste, ce samedi midi à Perpignan, l’ex président de la Generalitat de Catalogne a répondu aux questions de L’Indépendant, depuis Strasbourg et par écrans interposés. Plus de deux ans après avoir quitté Gérone pour la Belgique, Carles Puigdemont considère qu’il foulera samedi “le sol catalan”.

L’Indépendant : Que représente pour vous cette visite à Perpignan, sur un plan personnel ?
Carles Puigdemont Pour moi, c’est comme d’être à la maison. Dernièrement, je m’y suis rendu en tant que maire et en tant que président de la Generalitat. Lors de ma dernière visite, j’avais visité l’exposition Picasso (au musée Rigaud, NDLR). Ce samedi est un rendez-vous particulièrement important sur le plan émotionnel. Ce sera la première fois que je verrai ma mère depuis mon départ en exil, le jour de la Sant Narcís (le 29 octobre 2017, NDLR).

Ce vendredi soir, la veille du meeting, l’USAP joue à Aimé-Giral. Confirmez-vous avoir été invité au match ? Y assisterez-vous ?
J’ai effectivement été invité à l’USAP mais je ne peux pas vous dire si j’y serai ou pas car tout cela est géré par mon équipe.

Comme de nombreux manifestants qui ont déjà réservé leur hôtel, vous-même serez donc bien présent dès vendredi sur notre territoire ?
Oui… Enfin, ce n’est pas moi qui m’occupe des détails logistiques mais nous voulons être présents samedi le plus frais possible.

Que pouvez-vous dire sur l’équipe qui vous a servi de relais à Perpignan ?
Pour organiser cet acte nous nous sommes beaucoup appuyés sur le soutien du Consell per la República. Pour des raisons de sécurité, nous avons tout fait pour que l’organisation soit la plus discrète et sûre possible. Les gens engagés dans les détails les plus critiques de l’organisation sont peu nombreux. Nous voulons que tout se passe bien et que cet acte laisse de bons souvenirs en Catalogne nord.

En quoi ce meeting est-il exceptionnel à vos yeux ?
Il n’y a pas eu autant de personnes (du sud, NDLR) réunies en Catalogne nord depuis la Retirada. Gérer des dizaines de milliers de personnes dans un territoire qui n’est pas habitué à cela, c’est un risque et un défi pour tout le monde. Nous souhaitons donc travailler main dans la main avec les institutions locales. Tout va bien se passer car il y a une tradition de la mobilisation en Catalogne. Tous les ans depuis 2012, nous organisons les manifestations les plus massives d’Europe sans aucun incident. Que tout le monde se rassure : ce sera une fête.

En dehors des solidarités militantes, certaines personnalités politiques locales se sont montrées favorables à votre visite. C’est le cas du maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, qui a même évoqué une relation privilégiée avec vous… Est-ce vraiment le cas ?
J’ai toujours eu de bonnes relations avec lui et je me satisfais des paroles qu’il a eues, comme de celles de nombreuses personnalités politiques de la Catalogne nord. Au-delà des opinions politiques personnelles de chacun, il existe des valeurs républicaines très solides. Les personnalités qui se prononcent le font avant tout contre une aberration : la présence de prisonniers politiques et d’exilés au sein de l’Europe.

Un autre candidat aux élections municipales de Perpignan, Romain Grau, vous a même désigné comme “un ami”. Carles Puigdemont serait-il devenu un argument de campagne à Perpignan ?
Avec Romain, nous nous connaissons depuis longtemps et c’est une personne que j’apprécie beaucoup. Je crois qu’aucune des personnes qui se prononcent en notre faveur ne le fait par opportunisme. J’ai aussi parlé avec la présidente du Département des Pyrénées-Orientales (Hermeline Malherbre, NDLR), qui s’est montrée très aimable.

Avez-vous l’espoir via ces contacts d’entrer en contact avec le gouvernement français et le président français ?
Nous sommes très prudents en ce qui concerne la relation avec d’autres États. Ce à quoi nous aspirons, c’est la connaissance de la situation liée au procés (d’indépendance en Catalogne). Que les opinions ne se fondent pas seulement sur la propagande de l’Espagne.

Que répondriez-vous aux personnes qui voient votre visite d’un mauvais œil, soit parce qu’ils ne partagent pas vos positions soit parce qu’ils considèrent que celles-ci sont étrangères à notre territoire ?
Je commencerais par leur exprimer mon respect le plus sincère. Ensuite, je leur dirais qu’il y a une partie de cette affaire que doivent décider les Catalans… Mais qu’une autre concerne l’ensemble des citoyens européens. Car il y a un État membre de l’Union européenne qui ne respecte pas les règles du jeu d’un État de droit européen et va à l’encontre des libertés fondamentales.

Cette rencontre à Perpignan aurait pu se faire avant, si vous n’étiez pas sous la menace d’une extradition vers l’Espagne…
C’est vrai, il y avait d’abord le mandat d’arrêt européen puis la convention bilatérale entre la France et l’Espagne, qui nous obligeait à être très prudents. Aujourd’hui (avec l’immunité d’eurodéputé, NDLR) je me rends à Strasbourg toutes les semaines et cela ne représente aucun problème. Ce sera d’autant plus naturel à Perpignan, en étant si bien accompagné. Cela fait un moment déjà que je me déplace partout en Europe avec les précautions nécessaires en termes de sécurité. J’insiste : c’est la charge émotionnelle qui fait de ce meeting une journée exceptionnelle. Se retrouver à Perpignan, c’est autre chose que de se rendre en Suisse, en Allemagne ou au Danemark !

Dans le jeu politique espagnol, la table de dialogue avec le gouvernement espagnol semble ne jamais vous avoir été aussi ouverte.
Nous sommes toujours totalement disposés à ouvrir un dialogue profond sur l’autodétermination. Mais l’expérience nous rappelle qu’il faut rester prudents et se cantonner aux faits, pas aux paroles. C’est vrai que les mots du gouvernement actuel sont plus aimables que ceux du précédent et du gouvernement du Parti populaire. Mais je n’ai personnellement aucune relation avec le gouvernement espagnol, c’est le président Torra qui a cette relation ordinaire avec eux.

Mais des gens de votre entourage le plus proche ont établi ce contact…
Oui, c’est vrai.

Avec les prochaines élections catalanes à l’horizon, le meeting de Perpignan ne risque-t-il pas de se transformer en un acte partisan pour votre camp ?
L’organisation et le déroulement de ce meeting n’ont rien d’un acte partisan. Le Consell de la República n’est pas un parti politique. C’est l’esprit transversalité qui régnera, ainsi que la gratitude envers les nord catalans qui ont fait possible que Clara (Ponsati), Toni (Comin) et moi-même puissions fouler le sol catalan. C’est un fait historique pour nous.

TOTHOM A PERPINYÀ!



Benvolgut/da,

Queden molts pocs dies per retrobar-nos a Catalunya. Aquest dissabte 29 de febrer t'esperem a Perpinyà amb el president Carles Puigdemont i els consellers Toni Comín i Clara Ponsatí. Un acte del Consell per la República que volem que sigui el més gran fet mai a la Catalunya Nord!

En aquesta recta final fins a dissabte ens cal el teu suport. Aquesta convocatòria suposa pel Consell que treballa amb les limitacions de l'exili, un esforç econòmic, humà i tècnic molt important. Com que estem determinats a que sigui un èxit i volem que tingueu totes les facilitats logístiques, haurem de fer una inversió sense precedents.

Si tots els que formem part del Consell fem una aportació, farem possible un acte històric. Ajuda'ns!

El teu suport és clau perquè el Consell i la feina que fem des de l'exili pugui acomplir la seva missió: culminar el camí iniciat l’1-O.

dilluns, 24 de febrer de 2020

NO US LA PODEU PERDRE!




Exposició de fotografies 
Més enllà de Mauthausen. Francesc Boix, fotògraf. 

Inauguració, dimecres 26 de febrer, a les 18.30 hores

Llibreria Claret, c/ Roger de Llúria, 5, Barcelona

dimecres, 19 de febrer de 2020

INTERVENCIÓ DEL PRESIDENT PUIGDEMONT EN LA COMISSIÓ D'INVESTIGACIÓ DEL 155 AL PARLAMENT

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Veure el vídeo de la intervenció del President Puigdemont en la comissió d'investigació sobre l'aplicació de l'article 155 de la CE a Catalunya

dimarts, 11 de febrer de 2020

L'ESPANYA HUMILIADA*

Les darreres setmanes hem assistit a la humiliació d’Espanya per part de les institucions jurídiques europees. I, naturalment, per part del President Puigdemont i l’estratègia política menada des de l’exili. Un èxit que coincideix amb el relleu en la direcció d’un dels diaris més ferotgement espanyols, malgrat imprimir-se i ser escrit de Catalunya estant. Algú pot pensar una venjança més dolça? Difícilment.
L’entrada al Parlament Europeu del President Puigdemont i de Toni Comín, i properament, també, de Clara Ponsatí, ha estat una veritable victòria que han ensorrat tots els atacs que han rebut en els darrers set mesos, sobretot quan, el 2 de juliol, el llavors President de l’eurocambra, es va comportar de forma indecent, vergonyant, pusil·lànime, obeint de forma canina el dictat del govern espanyol. Llavors, els nostres eurodiputats i el seu equip jurídic, van rebre per totes bandes. Sense compassió, amb odi, amb ràbia. Els donaven per neutralitzats, com a derrotats. Però es van mantenir ferms, durs com una roca, sense fer un pas enrere. I han guanyat, i tant si han guanyat, han derrotat a un estat que es pensava que els havia escombrat. I ha estat una victòria per pallissa, de forma, efectivament, humiliant, s’han endut un cabàs de vergonya. En definitiva, brutal.
I el més bo de tot, és que malgrat això, els espanyols es neguen a reconèixer la derrota. I fins i tot gosen plantar cara a la jurisprudència europea. No han après, encara. Els costa, però, no en tinc cap dubte, encara hauran d’empassar-se més gripaus. El seu nul respecte pels drets humans, la seva catalanofòbia ben arrelada en el seu subconscient multisecular, els impedeix actuar de forma racional i van intentant transformant les derrotes en falses victòries. S’arrapen a qualsevol excusa per auto-enganyar-se i ajornar la seva humiliació total i absoluta. És d’un patetisme que tomba d’esquena. Europa assisteix a l’espectacle amb uns ulls com a taronges.
En aquest context de victòria catalana i de derrota espanyola, no podem deixar enganyar-nos. Hem de continuar fins al final. No empassar-nos rodes de molins del nou govern espanyol, que, paradoxalment, ha estat possible gràcies al vot d’un partit català. Això contribueix a embolicar el procés. Com podem demanar que els europeus entenguin que uns independentistes donin aire al teu repressor? No s’ho expliquen! El blanquejament d’un partit espanyol que té sang a les seves mans és un error molt gran. Un partit que ha conegut casos de corrupció a punta pala i que fins i tots els seus condemnats no entren ni després d’haver-se apropiat de centenars de milions d’euros!
Després de la victòria a Europa, ara cal acabar la feina amb una victòria, l’enèsima, a casa. Sempre que el President Puigdemont ha encapçalat una llista electoral, la victòria ha estat de carrer. Recordem les eleccions del 2017, en plena reacció del 155, va guanyar de carrer. I després, en les eleccions europees del 2019, va repetir la gesta. Ell, i només ell, és el referent de la victòria. I des de Reagrupament, President, us demanem que no espereu més per posar ordre i aplegueu al vostre entorn tots els catalans i totes les catalanes que tenim molt clar que la prioritat és l’alliberament de la Pàtria, sense dubtes ni mitges tintes. És l’hora de refer el camí i d’anar fins al final. Reagrupament serà sempre al vostre costat, com també al costat del President Quim Torra i de tots els diputats i batlles que us donaran un suport tancat. És l’hora de la victòria!
*(NOTA: Penjat a LA VEU DE REAGRUPAMENT, Núm. 96, Gener 2020)

divendres, 7 de febrer de 2020

ESTEVE ALBERT I CORP, en el 80è ANIVERSARI DEL FNC, PER AGUSTÍ BARRERA

SENSE QUE SERVEIXI DE PRECEDENT, BARBETA

En Jordi Barbeta, el periodista, no és un sant de la meva devoció. Em sembla que això ja ho vaig dir fa mesos o anys. Però això no obsta perquè, de manera puntual, i sense que serveixi de precedent, estigui d'acord amb algun dels seus articles.
Resultat d'imatges per a "carles puigdemont COMISSIÓ 155"

Aquest és el cas del de dimarts passat. Les revelacions silenciades de Puigdemont, és un article molt interessant que arriba quasi al nivell d'un altre opinador del mateix mitjà, en Jordi Galves.

Que la intervenció del President Puigdemont, al Parlament de Catalunya, van ser mig amagades pels mass media, ho vaig constatar immediatament després de fer-les. Quan les veritats com a punys, tot just van ocupar espais secundaris en tots ells. En clar contrast, amb les fetes, una setmana abans, per Oriol Junqueres, que van obrir portades, telenotícies i butlletins radiofònics. És el que passarà d'ara fins a les eleccions. Un tractament assimètric, sempre en benefici d'aquest i en perjudici d'aquell. Naturalment si nosaltres no ho evitem. Però temps hi haurà per evitar-ho.

Per cert, l'article d'en Barbeta, s'obre amb un míssil acadèmic considerable: 

"Quan feia classes de periodisme a Blanquerna, en els bons temps de l’admirat degà Miquel Tresserras, em vaig inventar un mètode per jerarquitzar les notícies"

Deu n'hi do, l'hòstia al seu successor, que, certament, no li arriba ni a la sola de les sabates. Un autèntic sectari, sociata. I és que ara, efectivament, són "mals temps" per al centre esmentat.